Gérer son stress avant et pendant le concours

Nous y sommes : plus que quelques jours avant les écrits. Ils sont le centre de votre vie depuis deux semaines, six mois ou un an. Vous les avez préparés, attendus, redoutés, espérés : ils sont là. Voici comment faire face à la montée du stress dans cette dernière ligne droite :

 

AVANT LE CONCOURS :

 

  • « J’ai l’impression que je ne sais plus rien ! »

Cette impression est NORMALE : cela fait des mois que vous emmagasinez de nouvelles connaissances, elles ne peuvent pas toutes vous revenir d’un seul coup car elles sont enfouies dans votre mémoire ! De plus, vous mobilisez vos connaissances à vide, sans sujet, et surtout en-dehors des conditions d’examen. C’est comme si vous disiez : « Je ne trouve rien sur Google ! » alors que vous n’avez pas entré de mot-clé. Google ne sait pas quoi ni où chercher, et comme de toute manière vous n’êtes même pas connecté à Internet, aucune chance que cela fonctionne. Lorsque vous serez « connectés » au concours, soit en conditions d’examen, avec un sujet clairement délimité qui vous donnera les mots-clés, vos connaissances reviendront d’elles-mêmes, triées sur le volet par votre mémoire et prêtes à servir votre réflexion.

 

  • « Je n’ai pas fini mon programme de révisions, tant pis, je vais le terminer cette nuit, ce sera plus récent dans ma tête donc je m’y retrouverai facilement. »

NON. Ne passez pas la nuit précédant le concours à réviser : le plus important est d’arriver avec les idées claires. Alors oui, pour ce fameux contrôle d’éducation civique, cette technique avait très bien fonctionné, mais c’était parce que vous n’aviez qu’un chapitre à réviser ! Ici, cela fait plusieurs mois que vous travaillez, c’est un travail de longue durée : réviser la nuit ou quelques minutes avant le concours ne vous sera pas utile : si vous avez correctement travaillé, les connaissances vous reviendront facilement en mémoire car elles auront été acquises au cours des mois précédents.

 

  • « Je n’arrive pas à dormir car je stresse. Du coup, je stresse encore plus car si je ne dors pas, je ne serais pas en forme pour le concours ! »

Si vous avez des insomnies la veille du concours, ce n’est pas grave. Restez allongé (sans vos fiches) et essayez de dormir, même si vous n’y arrivez pas : votre corps se reposera tout de même un minimum. Concentrez-vous sur votre respiration pour qu’elle soit de plus en plus profonde, pour calmer vos appréhensions et vous détendre. Vous avez peur d’être fatigué le lendemain à cause de cette insomnie ? Rassurez-vous : l’expérience est tellement forte et tellement riche en émotions que l’adrénaline remplacera la fatigue. Un souci en moins !

 

  • « Je stresse quand même ! »

Dîtes-vous que vous êtes toutes et tous dans le même bateau : vous avez un concours à passer, tout le monde est dans la même situation, vous n’êtes pas seuls. Les autres candidats sont dans le même état que vous, à divers degrés, et plus important encore : les anciens candidats sont aussi passés par là et ont survécu ! N’oubliez pas : il s’agit d’une école, pas de l’aboutissement de votre vie ! Parmi les élèves qui n’ont pas réussi, certains sont entrés à Sciences Po en Master, d’autres ont trouvé leur bonheur ailleurs, d’autres encore estiment que ne pas avoir réussi le concours est une des meilleures choses qui leur soient arrivés ! Alors oui, à l’instant T, ce concours, c’est toute votre vie. Mais ce qu’il y a de chouette, c’est que vous avez tout à gagner, et surtout rien à perdre. Vous partez donc déjà gagnants, puisque l’expérience que vous vivez en ayant préparé et passé le concours vous servira par la suite, quelle qu’elle soit.

 

 

PENDANT LE CONCOURS :

 

  • « On est beaucoup trop ! Y en a plein partout ! Ils ont tous l’air plus détendu/intelligent/assuré/meilleur que moi ! »

Ça, c’est la petite paranoïa spéciale concours. Devant la salle, il y a de tout : des stressés, des drogués à la musique de leur MP3, des bachoteurs de dernière minute, des élèves qui discutent, d’autres qui se demandent à haute voix si l’équilibre de Nash et la pyramide de Maslow sont au programme en SES ou si les totalitarismes tomberont en histoire, en récitant leurs connaissances à toute allure. N’y prêtez pas attention. Chacun se détend et gère le stress à sa manière. N’écoutez pas ceux qui vous stressent, prenez votre livre préféré (non, pas le Berstein et Milza) et plongez-vous dedans. N’essayez pas de vous remémorer vos connaissances : elles vous reviendront en tête naturellement en temps voulu, mais pour cela, vous devez arriver détendu devant votre copie, et non avec l’esprit embrumé de mille notions contraires et de plusieurs matières différentes. Car la main invisible d’Adam Smith pendant la Guerre froide en anglais, ça ne vous aidera pas à y voir clair.

 

  • « Mais qu’est-ce que je fais là… ? »

Oui, la question peut se poser. Pourquoi moi et pas le type d’à côté ? Concentrez-vous sur ce qui vous concerne, vous. Les autres, ce n’est pas votre problème. Vous êtes là parce que vous l’avez choisi. Vous avez décidé de passer le concours Sciences Po, et vous allez le passer. Vous êtes stressé, oui. Vous allez surmonter ce stress ? OUI, parce que ce stress est relié à un brin de panique. On panique lorsqu’on perd le contrôle. Mais ici et maintenant, c’est vous le chef. Vous êtes là pour faire de votre mieux, pour donner le meilleur de vous-même. Vous êtes là pour remplir votre part du contrat : passer le concours. Ensuite, advienne que pourra. Donnez le meilleur, et sachez que c’est vous qui l’avez décidé : vous n’êtes pas en train de subir une situation, mais en train de la vivre pleinement, de la mener de votre propre chef. C’est vous qui décidez, autant en profiter !

 

  • « J’ai l’impression d’avoir totalement raté les premières épreuves de samedi, pas la peine que j’y retourne dimanche. »

C’est compréhensible. Mais imaginez un peu votre tête dimanche, chez vous, regardant le sujet d’histoire, et découvrant que c’est celui sur lequel vous étiez le plus à l’aise ! Vous auriez pu vous révéler à travers cette épreuve, et facilement obtenir un bon 18, ce qui aurait compensé les deux autres notes que vous pensez basses. Mais, êtes-vous bien sûr d’avoir totalement raté, ou bien un petit 10 ou 11 est envisageable ? Parce que 10 ou 11, et 18, cela fait une belle moyenne ! Vous l’aurez compris : même si vous vous sentez démoralisés le samedi soir, revenez le dimanche. Encore une fois, vous n’avez rien à perdre et tout à gagner. De plus, vous pourrez être fier de vous pour avoir passé ce concours en entier, ce qui représente déjà une belle victoire personnelle indépendamment des résultats.

 

  • « Je ne connais pas la réponse à la première question, je suis fichu(e) ! »

Ne cédez pas à la panique si vous avez un trou de mémoire. Prenez un moment pour relever la tête, respirer profondément, boire une gorgée d’eau. Gardez la tête froide et essayez de trouvez la réponse d’une autre manière que par votre mémoire. Par exemple, en 2015, la première question de SES était « Expliquez et représentez graphiquement les chocs d’offre ». Si cette notion ne vous dit rien, si vous avez oublié la définition exacte ou si vous avez juste oublié de réviser cette notion, pas de panique, ce n’est pas grave, malgré les apparences. On respire un grand coup, on se reconcentre et on chasse la panique. Un graphique sur l’offre, vous connaissez, l’offre et la demande. Vous connaissez aussi la définition de l’offre. Maintenant, un « choc » d’offre, ne serait-ce pas comme un « changement brutal » de l’offre ? C’est logique ! Partant de là, vous rédigez une page et demie sur cette notion que vous pensiez au départ ne pas connaître. Alors non, ce n’est pas la définition mot pour mot, mais votre réponse n’en demeure pas moins correcte dans l’ensemble, et le correcteur pourrait bien vous accorder les deux tiers voire les trois quarts des points !

 

 

Pour finir, pour gérer votre stress, rappelez-vous trois choses :

  • Dès que vous avez un instant de panique et de stress, relevez la tête et prenez un temps pour respirer, même s’il ne vous reste que dix minutes : prenez dix secondes pour prendre du recul, vous rafraîchir les idées et vous recentrer.
  • Ce stress n’est pas anormal, nous sommes tous passés par là. Vous allez faire de votre mieux, car vous n’avez rien à perdre, et tout à y gagner : vous partez déjà gagnant!
  • Concentrez-vous sur le positif, sur l’expérience que cela représente. Gardez bien cela en tête : Vous êtes les meilleurs, vous allez tout donner, et surtout…croyez en vous comme nous croyons en vous !

 

 

Léa S.

Publicités

Une réflexion sur “Gérer son stress avant et pendant le concours

Poster un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s