Iris

Procédure internationale

  1. La préparation

Ma préparation à l’oral de Sciences Po s’est faite de façon assez précipitée. J’ai soumis mon dossier en février 2019, reçu ma réponse d’admissibilité mi-avril et passé mon oral le 9 mai 2019 pour être précise.

Ayant la (mauvaise) habitude de tout faire au dernier moment et étant plus efficace en travaillant sous la pression, ma phase de préparation s’est principalement effectuée entre février et mai, et celle-ci s’est encore plus accentuée entre mi-avril et le 9 mai, date où j’ai passé mon oral.

Cependant, tout au long de l’année, j’ai quand même bien pris le temps de suivre attentivement l’actualité avec des émissions de radio et de télévisions, des vidéos YouTube, en plus de plusieurs articles de journaux. J’avais aussi emprunté des livres sur l’actualité et la géopolitique à la médiathèque de ma ville mais je m’en suis finalement peu servi.

Comme j’étais en ABIBAC, nous nous sommes régulièrement entraîner à analyser des articles de journaux portant sur l’actualité pendant mon année de Terminale, et de même pendant l’année de Première car pour l’Abitur que nous passons en fin d’année, un des exercices consiste à analyser un article à l’oral ou à l’écrit. Avec ces entrainements réguliers, bien qu’ils n’étaient pas directement destinés à m’entraîner pour Sciences Po, je me sentais déjà plutôt à l’aise avec des textes à analyser à l’oral, ce qui explique pourquoi je m’y suis prise si tardivement.

Aussi, étant une grande adepte des réseaux sociaux, notamment Twitter, j’ai décidé de m’en servir à bon escient pour ma préparation de l’oral de Sciences Po. Puisque les questions d’actualité sont très souvent abordées lors de l’oral, je m’étais abonnée aux comptes Twitter de tous les journaux que je trouvais intéressants (ce qui en faisait beaucoup) et j’avais activé les notifications. Comme j’adore passer du temps sur Twitter, et avec les notifications qui me permettaient d’être au courant de toutes les actualités, même les plus improbables, presque en temps réel, j’ai passé beaucoup de temps sur l’actualité de cette façon.

Puis peu avant mon oral, nous avons convenu avec ma professeure d’allemand ABIBAC qu’elle me fasse passer un oral blanc. Cet oral blanc qui s’est effectué environ une semaine avant mon vrai entretien oral m’a permis de grandement prendre confiance en moi et ainsi de prendre conscience des connaissances que j’avais, mais aussi de celles qui me manquaient.

  1. Le déroulement de l’oral

Comme la plupart des gens qui passent l’oral Sciences Po, je suis arrivée très stressée. J’étais accompagnée de mes parents, nous avons fait un tour du campus pour me détendre, avant que le moment fatidique arrive. Tiraillée entre la peur et l’excitation, j’étais aussi très impressionnée par ce campus que je rêvais tant d’intégrer.

L’article de journal portait sur Annegret Kramp-Karrenbauer et son changement d’avis sur la question de l’Union Européenne. Le campus de Nancy étant franco-allemand, j’avais beaucoup étudié la question de l’Allemagne et le sujet ne m’a pas déconcertée. Malgré le stress toujours présent, et la pression du temps, j’ai effectué mon analyse d’article comme je l’avais toujours fait, avant de la présenter au jury et de passer à la partie entretien.

Lors de l’entretien, des questions assez variées m’ont été posées. De la politique allemande, au Brexit, en passant par les Gilets Jaunes, et bien sûr, la motivation pour entrer à Sciences Po. On m’a par exemple posé des questions assez classiques, comme “Que pensez vous apportez à Sciences Po ?”, “A quelles associations du campus souhaiteriez vous prendre part ?”. 

Je n’ai pas eu de questions “pièges”, si ce n’est une question une ou deux questions très précises auxquelles je n’avais pas la réponse.

La partie présentation d’article de journal s’est faite en allemand, et le reste de l’entretien s’est principalement déroulé en français.

Mon jury était composé de 3 personnes, une professeure d’allemand, un professeur de droit et une professeure d’histoire en anglais. Elles ont toutes été bienveillantes, et m’ont tout de suite mis à l’aise, notamment la professeure d’allemand lorsque je n’ai pas su répondre à une question. Un de mes jurys a aussi passé quelques minutes sur son téléphone, ce qui peut paraître déconcertant, mais comme je m’y étais préparée, cela ne m’a pas déstabilisé.

  1. Après l’oral

Après l’oral, j’ai tout d’abord été très soulagée. Mais le stress de l’appréhension du résultat m’a vite regagnée. J’étais cependant contente de moi parce que j’avais l’impression d’avoir fait du mieux que je pouvais. Je n’arrivais pas à savoir si j’allais être prise ou pas, ce qui est tout à fait normal mais je n’avais pas de regrets par rapport à ma prestation.

C’est un peu classique, mais pour l’oral de la procédure internationale, je conseille d’être très informé.e sur l’actualité. Il est aussi important de s’entraîner à analyser des articles de journaux pendant l’année.  Faire un oral blanc, plusieurs dans l’idéal, en se rapprochant au maximum des conditions du vrai oral, est aussi très utile puisque cela permet de connaître ses points forts et ses faiblesses et de s’améliorer.

Conseils pour le JOUR-J :

  • Se coucher tôt la veille et ne pas s’attarder sur des révisions
  • Bien s’habiller, et dans une tenue qui vous plaît
  • Ne pas oublier la convocation et la carte d’identité + de quoi écrire, surligner…
  • Arriver en avance pour ne pas stresser encore plus, et s’approprier les lieux
  • Se détendre au maximum (faites des exercices de respiration si cela peut vous aider)

And trust yourself !

Pour accéder à des comptes-rendus d’oraux, cliquez sur ce lien : https://drive.google.com/drive/u/1/folders/0BySl9Dt0kCJ3fk4wVXBDMmhsMS05ODZfbnhpbXhWYlQ4bnFqWVlrX1pYRUhBb3FHRmRJd28