BASC Politiques de la Terre

Dernière mise à jour : octobre 2022

Cette page a été rédigée avec l’aide des étudiant.e.s en BASc Politiques de la Terre, merci beaucoup à eux 😉

Présentation

Le Bachelor of Arts and Sciences (BASc), “Politiques de la Terre” est une double licence en sciences et sciences humaines et sociales. En ce qui concerne le BASc à Paris, les élèves suivent le programme général de Sciences Po et en parallèle une licence en Sciences de la Terre à l’Institut du Globe de Paris (IPGP). Ce sont donc 2 majeures ; 2 domaines aussi importants l’un que l’autre, qui permettent de poursuivre des études approfondies dans l’un ou l’autre à l’obtention du diplôme. 

Politiques de la Terre fait partie des double-diplômes scientifiques créés par Nicolas Benvegnu. L’objectif est de multiplier les approches pour étudier et comprendre les enjeux liés à l’environnement, qu’ils soient scientifiques, politiques ou juridiques. Pour ne pas avoir 3 ans surchargés d’heures de cours et de travail, le BASc s’étale sur 4 ans, avec la troisième année à l’étranger. Attention, ce sont tout de même 4 ans bien remplis, où le volume horaire et la charge de travail seront assez conséquents. Par exemple, au premier semestre, il y a 38 heures de cours, auxquelles il faut ajouter le travail personnel (cela reste le semestre avec le volume horaire le plus important de tous).

Les encadrant.e.s font tout leur possible pour que les étudiant.e.s du double-diplôme aient l’occasion de mettre en relation leurs connaissances scientifiques et leurs connaissances des sciences sociales, à travers des cours interdisciplinaires, des interventions, et des activités en plein air.

Enseignements

Pendant les deux premières années à Paris, les étudiant.e.s de Politiques de la Terre suivent les enseignements fondamentaux de Sciences Po et de l’IPGP. À la fin de la première année, les étudiant.e.s, comme tous les étudiant.e.s de Sciences Po, doivent choisir une majeure qui détermine les cours qu’ils suivront en deuxième année.

À l’IPGP, chaque semestre, les étudiant.e.s suivent des cours de mathématiques, de physique, de chimie (généralement de la thermodynamique chimique) et de géosciences. L’IPGP essaie de ne pas donner trop de travail à la maison, ce qui explique aussi pourquoi Politiques de la Terre est le double-diplôme avec le volume horaire le plus important, dû au nombre élevé de cours à l’IPGP. Les cours de maths, physique et chimie sont assez généraux au début, dans le but de les appliquer aux géosciences dans la suite de la licence et du master. En chimie surtout, nos enseignements sont souvent illustrés par des exemples géologiques concrets.

En plus de tout ça, des cours interdisciplinaires font partie du double-diplôme. Ceux-ci invitent les étudiant.e.s à vraiment faire le lien entre sciences et sciences sociales. En première année par exemple, le cours de Géosciences à l’Heure de l’Anthropocène (ou GAHA) donne une vision d’ensemble des sciences de la Terre, de leurs enjeux et de leurs applications, tandis que le cours d’Humanités Scientifiques invite à réfléchir sur comment, pourquoi, et qui produit les connaissances scientifiques. En deuxième année, le cours Aléas, Risques et Sociétés présente différentes catastrophes naturelles sous un angle scientifique, puis un angle social.

Qu’est-ce que les élèves pensent du BASc ?

Les points négatifs

Comme vous avez pu le comprendre, le BASc Géosciences est un cursus exigeant avec un nombre d’heures très élevé, du fait qu’il s’agit d’un double cursus. Il s’agit à la fois d’une des caractéristiques et du principal point compliqué du BASc. On dit habituellement que la charge de travail est assez similaire à celle d’une prépa, les mauvaises notes et la pression des concours en moins (aucun.e BASc n’ayant fait de prépa pour comparer, cette affirmation ne peut pas être considérée comme prouvée). Concrètement, cela veut dire qu’il faut savoir pourquoi on fait le cursus et apprécier un minimum les cours pour garder la motivation tout au long des quatre années d’étude.

Cette charge de travail entraîne deux autres points négatifs : l’impossibilité de prendre deux langues vivantes à Sciences Po (la maquette est prévue comme cela et pour avoir essayé il est inutile de harceler l’administration pour faire changer la décision) et le manque de temps libre pour s’engager dans des associations et autres activités (sport, musique…). Une partie des BASc arrive à avoir une activité voire deux à côté mais il est vraiment difficile de s’investir plus.

Les points positifs

Le BASc est un programme exigeant, certes, mais c’est un programme suivi par 15 à 20 personnes, qui sont toutes dans la même situation que toi. La cohésion de groupe et le soutien mutuel sont des éléments clés du bicursus, et on tisse des liens rapidement et facilement avec le reste des élèves du bicursus.

Pour résumer, METIS est loin d’être un programme facile. Mais c’est un programme où tu es entouré.e par des personnes dynamiques et motivées, que ce soit les responsables, les professeur.e.s, ou les autres élèves, qui veulent avant tout que tu sois intéressé.e par ce que tu étudies et que tu réussisses dans tes études.

Qu’est ce qu’on peut faire après le BASc ?

Le fait d’avoir un diplôme sur 4 ans permet d’obtenir à la fois un cursus normal à Sciences Po et une licence de géosciences identique à celle des autres étudiants. Après le BASc, tu as donc accès à tous les masters de Sciences Po, à tous les masters de l’IPGP, et à des formations en dehors de ces deux écoles. Au niveau des débouchés professionnels, nous ne pouvons pas vraiment savoir pour l’instant, mais il est sûr que ce double diplôme ouvre un grand nombre de portes !

Ressources supplémentaires

Vous pouvez retrouver une présentation du double diplôme, des informations sur les cours et des témoignages et profils d’étudiants sur le site Scubasc: https://bascsciencespo.wordpress.com/