Bastien – 1A Euram à Reims

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Bastien et son amie Marie-Anne en tenues de Beavers. Le castor est la mascotte du programme euro-américain du campus de Reims.

Il y a quelques mois, ils étaient comme toi en train d’essayer d’entrer à Sciences Po. Aujourd’hui, ils sont en 1A, et te font partager les secrets de leur réussite et leur nouvelle vie en tant qu’étudiants. Ce mois-ci, Bastien t’emmène sur le programme euro-américain de Reims.

Pourquoi as-tu choisi Sciences Po, et le programme euro-américain de Reims ?

Paris est venu comme une extension de Bordeaux. Je viens d’Aquitaine et mon lycée fait partie des partenariats ruraux que Sciences Po Bordeaux a tissé pour diversifier son recrutement. Préparer Bordeaux était logique depuis la classe Première, pour des raisons pratiques et géographiques; rêver de Paris est venu plus tard, au fur et à mesure que des amies et moi nous prenions au jeu. L’objectif demeurait vraiment l’IEP de Bordeaux, mais viser un peu plus haut que ce qui est dans sa zone de confort ne peut pas faire de mal. Pour ce qui est de Reims, soyons honnêtes. C’était mon vœu numéro 2, pour la simple et bonne raison que l’anglais était et demeure la seule langue étrangère dans laquelle je me sentais capable de suivre des cours. Je suis donc finalement amené à évoluer dans un Sciences Po dont j’osais à peine rêver, sur un campus que j’ai coché en étant très loin d’envisager même une admission au Collège Universitaire. Ca vous donne un drôle de début d’été, j’ai failli demander un transfert par peur d’être barré par la langue; mais venir est la meilleure décision que j’aie pu prendre.


Comment t’étais-tu préparé pour être admis ?

Cumuler les préparations de Bordeaux et de Paris est largement compatible, bien plus que celle des IEPs de Province. Je m’étais décidé à jouer mon va-tout sur la lettre de motivation, que j’avais vraiment soignée et qui me ressemblait. Ca a visiblement payé puisque j’ai été dispensé d’épreuves écrites, non sans un grand soulagement. En attendant les résultats d’exemptions, qui étaient je crois plus tôt dans le calendrier l’année dernière, j’avais révisé l’Histoire avec de vieux manuels et un tout bête livre de fiches. Les programmes de Bordeaux et de Paris sont les mêmes concernant l’Histoire, s’y pencher assez tôt est donc un bon plan pour ceux qui souhaitent cumuler les visites dans les salles d’examen d’entrée. Je comptais consacrer mes vacances à la révisions des SES mais ai eu la bonne surprise de voir mon nom sur la liste. Au programme dès lors : préparation de Bordeaux, où j’ai été admis et qui s’est avéré un bon moyen de ne pas avoir l’impression de jouer sa vie au dévoilement de la liste finale ; et début des 624351 questions que l’on se pose quant à l’oral qui nous attend.


As-tu un souvenir drôle de ton processus d’admission, ou une anecdote à partager ?

Je me rappelle très bien de la première question que l’on m’a adressée à l’oral: « Dans votre lettre, vous insistez beaucoup sur vos origines rurales paysannes. C’est une vraie posture ou c’est pour vous donner un genre? » Step 1 : Regretter d’avoir joué son va-tout en écrivant une lettre aussi lyrique. Step 2 : Répondre que c’est une vraie composant de son identité et une source de fierté, puis entamer un oral bien plus serein et bienveillant.


Quelles ont été tes premières impressions lors de tes premiers jours de cours ? Et après un semestre, es-tu satisfait ? Recommanderais-tu ton campus et ton programme à quelqu’un d’autre ?

Je ne connaissais pas du tout le campus sur lequel je m’aventurais et ai donc était frappé d’entrée par la magnificence de l’endroit. Les locaux à Reims sont vraiment incroyables. Bien sûr la maîtrise toute relative de l’anglais dont je pouvais me targuer a créé un petit cap à franchir; mais il s’est avéré que nous étions nombreux, anciennes têtes de classe en anglais, à pouvoir rire entre nous de notre niveau très franchouillard. Reims n’est sans doute pas la capitale du dynamisme hexagonal en apparence mais se révèle vraiment riche pour quelqu’un n’ayant jamais vécu en ville ; la transition n’en a été redue que plus douce. Et puis la communauté rémoise de Sciences Po met vraiment du coeur à l’ouvrage pour allier le plaisir au travail. Le campus est un peu entre-deux-tailles, plus vraiment la structure quasi-familiale des débuts mais pas encore la grosse machine qui se dessine. C’est la taille parfaite pour équilibrer la balance entre vrai esprit de corps et pluralisme. Le meilleur campus porte les couleurs violettes, qu’on se le dise.


Pourquoi avoir choisi de rejoindre SOSciences Po ?

J’ai découvert SOSciences Po sur le tard, au moment de préparer l’oral. J’ai trouvé l’initiative tellement belle qu’il aurait vraiment été ingrat de profiter de ce que l’association m’a aidé à obtenir sans renvoyer l’ascenseur. J’essaye d’aider celui que j’aurais pu être un an en arrière à être armé, à avoir confiance, à être humble, mais surtout à relativiser. C’est le plus important: on ne joue pas son avenir sur un jour et demi à Villepinte. Je n’ai pas un rôle prépondérant mais j’aime à me dire que l’on participe à rendre ce concours un peu moins obscur et un peu plus juste, de sorte que la ligne de départ de la course ne soit pas trop différente en fonction des moyens de celui qui se décide à courir. Le plus grand combat, c’est faire en sorte que plus de monde ose courir. Je connais trop de monde qui aurait sa place ici.

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