Fêtes 2015 – Mise en forme de la lettre de motivation

Ce mois-ci, comme c’est un peu Noël, nous répondons… à plusieurs questions de dernière minute sur la lettre de motivation.

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Clément et Anissa demandent « Est-ce pénalisé si ma lettre est trop longue (un tout petit peu plus que 1000 mots.) ? »

Théau demande : »Est-ce pénalisé si ma lettre fait moins de mille mots ? »

Chers Anissa, Clément et Théau, Sciences Po vous demande d’écrire une lettre de maximum 1000 mots, et malheureusement, il n’y a pas de marge de manœuvre offerte. En fait, lorsque vous remplissez votre dossier en ligne, vous n’attachez pas un fichier avec votre lettre, vous la copiez/collez dans un encart réservé à cet espace. Et cet encart a un compteur de mots : il n’en accepte que 1000, précisément. Si votre lettre fait 1003 mots, les trois derniers seront coupés, et ça serait bien dommage. C’est impitoyable, mais c’est la même règle pour tout le monde : débrouillez-vous pour que votre lettre fasse précisément 1000 mots ou moins. Vous pouvez raccourcir les formules de politesse et les introductions redondantes avec votre dossier, enlever des adjectifs superflus, couper les phrases trop longues en deux pour enlever les marqueurs de propositions subordonnées… Mais c’est 1000 mots, maximum.

En revanche, Théau, il n’y a pas de minimum. Si tout tes arguments tiennent en 500 mots, tant mieux pour toi ! Si tu vois des choses à étoffer ou corriger par la suite, ou que tu veux retravailler ton style, tu pourras le faire sans te soucier du compteur de mot, et ça, c’est un bel avantage. (Tu trouveras plus d’idées sur le sujet dans notre question du mois de novembre 2015). Sans tomber dans le minimalisme à l’excès non plus bien sûr.

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Anna nous demande : « Les formules de politesse au début et à la fin de la lettre sont-elles vraiment obligatoires ? »

Gauthier nous demande : « Faut-il signer sa lettre de motivation ? »

Chers Anna et Gauthier, devoir rentrer sa lettre de motivation dans un logiciel qui a tendance à effacer les beaux formatages que l’on a fait, c’est frustrant, et ça pousse à se demander s’il faut vraiment respecter les formes. Surtout quand on s’approche dangereusement de la limite de 1000 mots, et que chaque mot se met à compter ! En plus, vous le savez, votre lettre est rattachée à votre dossier électronique, il n’y a pas de risque qu’elle se perde. Alors, pourquoi faire des manières ?

Tout simplement pour prouver que vous avez compris l’exercice et que vous savez respecter une consigne ! C’est un peu bête, mais il y a des codes pour écrire une lettre de motivation. A moins que vous ne vous soyez lancé dans un format hyper original (une acrostiche, une pièce de théâtre, un extrait de journal intime du Petit Prince…) , il y a des codes à respecter et vous devez prouver que vous savez naviguer malgré les contraintes. Quitte à couper un tout petit peu dans le corps de votre lettre, pour que ce satané « Veuillez agréer… » tienne à la fin. C’est faire preuve de respect envers le jury, et montrer aussi que vous avez mis du temps et de la considération à écrire votre lettre.

Enfin, signez ! Certes, elle est attachée à votre dossier, on sait que c’est la votre. Mais une signature a un pouvoir symbolique : elle montre que vous êtes fiers de votre lettre, que vous vous engagez sur l’honnêteté de ce qu’il y a été dit, et que c’est vous, non pas votre Maman ou votre professeur de littérature, qui l’a écrite. C’est un engagement personnel, et c’est donc important.

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Enfin, Clothilde nous demande, et elle n’est pas la première à s’interroger sur le sujet : « Faut-il vraiment que je défende mon deuxième choix dans ma lettre, alors que je n’en veux pas du tout ? »

Comme la plupart des aspirants sciences-pistes, chère Clothilde, tu t’es projetée dans un campus, un programme qui te fais vraiment envie, et tu serais déçue de te retrouver ailleurs, dans un environnement qui n’a a priori rien à voir. La majorité des questions que nous recevons à ce sujet concerne des gens qui veulent obtenir le campus de Paris et sont un peu effrayés à l’idée d’être expédiés en province, mais bien évidemment, ça n’est pas le seul cas de figure.

Alors, commençons par regarder la vérité bien en face, et les différentes tendances, histoire de faire le meilleur deuxième choix possible : le programme « général », « classique », « simple » du campus de Paris déménage à Reims d’ici deux ans, comme l’a déjà fait le programme Euro-Afrique. Difficile donc, de construire tout son argumentaire sur les attraits de la Ville Lumières dans une telle situation !  Autre facteur à considérer, les lois de l’offre et de la demande : par exemple, à ses débuts, le campus de Reims offrait un parcours entièrement anglophone, attirant les partisans de l’American Dream, mais offrant peu de place. C’était donc statistiquement la bagarre pour y entrer. Aujourd’hui, il s’agrandit très vite, et on sait que la majorité des gens vont y déménager à terme : c’est donc en train de devenir le « campus par défaut », comme l’était Paris autrefois (ceci n’est pas un jugement de valeur. C’est simplement une constatation purement statistique : Reims va devenir le plus grand campus du Collège Universitaire et accueillir le programme général, comme autrefois Paris). Au vu de ces arguments, est-ce que le classement de tes choix tient toujours la route ? Faut-il revoir ton argumentaire ?

Et oui, il faudra bien défendre ton deuxième choix. Personne ne te demande d’y consacrer un paragraphe aussi long que pour ton premier choix, ou un enthousiasme supérieur, mais saches tout de même que ce doit être un choix cohérent, et que tu dois donner l’impression que tu le désires un minimum.

Le mot de la fin, pour te rassurer un peu : la majorité des candidats sont pris sur leur premier vœu. On ne met pas sur un petit campus spécialisé quelqu’un qui n’y entrerait que par dépit quand les places sont limitées et que l’on a des candidats vraiment motivés pour le programme. Alors, hauts les coeurs ! Si tu es vraiment déçue par ton affectation… tu pourras toujours décliner de rentrer à Sciences Po (ou sans doute découvrir un programme vraiment génial dont tu ne soupçonnais  pas la vitalité).

 

M.B.

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