L’épreuve de langue

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Que choisir comme spécialité ? L’histoire est-elle aussi casse-gueule qu’on le dit ? Comment réussir l’épreuve de mathématiques ? Les relations franco-allemandes peuvent-elles encore tomber cette année ? Que de questions angoissantes sur les deux épreuves fatales que sont l’histoire et l’épreuve de spécialité.
Mais quid du troisième volet de l’aventure qu’est l’examen de Sciences Po ? Si peu de questions sur l’épreuve de langue, pourtant indubitablement la plus sélective, la réelle charnière de l’examen. Ces quelques lignes présentent en détail celle qui fait la différence, en bien comme en mal.

I. Quelle langue choisir ?

Plusieurs écoles s’affrontent en amont de cette épreuve, ceux qui estiment être très forts en anglais, et qui face aux cinq mille autres aspirants sortiront du lot, et ceux qui estiment que se battre contre une telle marée est inutile, autant prendre une langue subsidiaire, par exemple la LV2 étudiée au lycée (et ainsi se retrouver face à moins de candidats). La seconde est une erreur stratégique fatale, car le niveau reste le même, l’épreuve de langue est difficile, longue et tordue, donc quoiqu’il arrive IL FAUT PRENDRE LA LANGUE QUE L’ON MAITRISE LE MIEUX A L’ECRIT. Pas de stratégies bancales ni de calculs tordus. En trois ou cinq ans de LV2, à moins d’être brillant et d’avoir mis les bouchées quadruples, il paraît difficile d’avoir une maîtrise complète de la langue choisie, la copie ne fait pas le poids devant une bonne copie d’anglais. Si maintenant vous êtes amenés à choisir l’anglais comme la majorité de vos petits camarades, vous aurez en effet cinq mille candidats en face de vous, pratiquement comme pour l’histoire, c’est pourquoi cette matière n’est réellement pas à négliger.
En revanche, si le sort vous a fait le don du bilinguisme, en allemand, italien, espagnol, arabe ou autres langues frivoles jetez-vous sur l’occasion. Il n’y a pas de quotas d’anglophones ou autres facéties de la part de Sciences Po, c’est une chance à mettre à profit, d’autant plus que l’épreuve est basée sur le même modèle que pour l’anglais.
Pour rappel, vous avez le choix entre : anglais, espagnol, allemand, italien, arabe, chinois, portugais, russe. 

II. L’épreuve

L’épreuve de langue dure 1h30. se distingue généralement en deux différentes parties :
– Une partie de compréhension et d’analyse grammaticale. Généralement un texte, suivi de questions succinctes, de mots de vocabulaire et lexique utilisé dans le texte (type synonymes), et autres exercices grammaticaux extrêmement filous qui nécessitent une maîtrise poussée des temps ainsi que des adverbes. Sur cette partie il est nécessaire de faire preuve d’obstination et de clarté, les questions étant assez courtes, allez au but directement sans être évasifs.
– Une partie d’expression écrite. Un essai voire deux sur des sujets qui recoupent (en général) le texte donné initialement. Pour la méthode de l’essai voir la fiche « Essay d’anglais en trois parties » qui balaie le panorama général de la méthodologie de l’essai.
Nous ne cesserons de le répéter, la qualité stylistique est une chose dans les copies, mais il est primordial d’avoir en priorité une syntaxe à la limite de la perfection. Les questions de compréhension écrite sont des questions brèves, qui ne nécessitent pas d’emphases démesurées ni de fioritures. Une réponse simple, qui sache résumer et aller à l’essentiel suffit. Au gré du candidat ensuite d’enrichir sa phrase, toujours avec modération.
Autre élément qui fait la différence : la connaissance de la culture et de l’actualité du pays dont vous choisissez de présenter la langue. L’article de compréhension écrite porte généralement sur un évènement (politique ou autre) de l’actualité récente, donc tenez-vous informés au long de l’année des évènements qui s’y déroulent pour ne pas débouler sur un sujet dont vous ne connaissez strictement rien!

III. En bref

Voilà quelques mots qui résument l’essentiel de l’épreuve de langue. Une épreuve qui reste trompeuse pour beaucoup de candidats. Plus court que les deux autres, trop souvent assimilé à l’épreuve de langue du bac (qui entre nous reste une belle mascarade), le troisième volet de l’examen est pourtant une bouée de sauvetage pour ceux qui savent le considérer à sa juste valeur. Ne paniquez pas pour autant…la syntaxe parfaite, la grammaire irréprochable, le vocabulaire adapté sont des utopies, qui ne se réalisent que rarement (chez les bilingues en gros…). Si vous ne vous souvenez plus de la différence entre « nevertheless » et « although » ne quittez pas l’épreuve en pleurs. Souvenez-vous de toujours utiliser des termes que vous connaissez, que vous maîtrisez (dont vous êtes surs de l’orthographe, ça ne fait pas de mal) et de faire dans le succinct. Soyez directs, au cœur du sujet, et surtout…surtout…arrêtez de faire ce que nous avons tous fait : « Il faut absolument que je place machin ou machin ». Laissez les mots venir seuls, et le discours n’en sera que plus fluide.
 
ABDM
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26 réflexions sur “L’épreuve de langue

  1. Michelle dit :

    bonjour j’aimerais savoir si vous savez s’il y a beaucoup de candidats qui choisissent de passer chinois ?

    ils doivent être aussi exigeant en chinois n’est ce pas?

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