La communication non-verbale

Est-ce que je dois sourire ? C’est mal de toucher ses cheveux ? Comment je positionne mes mains pendant l’entretien ? Et mes jambes ? Vous vous posez sûrement mille questions de ce genre à la veille de votre oral. Déjà, une chose : c’est nor-mal ! Vous n’avez jamais passé d’entretien d’admission de votre vie et vous ne savez pas trop comment vous comporter face à un jury. Voici quelques conseils sur cette fameuse « communication non-verbale ». 

Le but d’un oral, quel qu’il soit, est de faire passer un message. A propos de son parcours, de ses motivations, de ses connaissances, les informations émises doivent arriver au mieux à son interlocuteur. Néanmoins, lors d’un échange, le message est noyé sous une multitude d’autres éléments : la communication non verbale joue un rôle majeur dans une interaction. Il devient dès lors indispensable d’en prendre conscience pour clarifier et mieux maîtriser son propos. Le message que nous envoyions n’est pas composé uniquement de mots.


La position corporelle peut à ce propos en dire long sur votre psychologie du moment : bien que généralement involontairement adoptée, il est important de pouvoir l’adapter en fonction de son environnement, notamment au sein du cadre particulier de l’entretien. Vous ne désirez pas donner l’image d’une personne stressée ou, au contraire, désinvolte. Par exemple, croiser ses bras traduit une fermeture au monde qui vous entoure et une insécurité : il est préférable de les garder le long du corps, les épaules droites. Idem pour les mains, utilisez les afin de communiquer et de ponctuer votre message : les fermer peut véhiculer une forme de frustration. C’est votre position globale qui est observée lors de votre entretien, prenez soin de votre posture : un propos paraît toujours plus affirmé en venant d’une personne se tenant droite, preuve que vous assumez la discussion. La manière de vous asseoir est tout autant explicite.


D’autre part, le regard est aussi un élément clé de la communication : un contact visuel transmet tout autant d’information qu’une attitude globale. Éviter ce contact peut laisser penser que vous ne vous intéressez pas à votre interlocuteur, que vous êtes nerveux, que vous ne le croyez pas. Au contraire, fixer votre interlocuteur peut être perçu comme oppressant et intimidant. La même différence se construit entre un regard court et un regard trop long. Il faut donc trouver le juste milieu entre ces deux extrêmes : la proportion de 2/3 regard sur la personne en face et 1/3 regard sur l’environnement est une première base, que vous pouvez adaptez au mieux pour vous-même.


Par ailleurs, le timbre et le volume sonore de votre voix peut participer, ou non, à mettre en valeur votre discours. La prononciation et la portée de votre voix font bien partie de votre gestuelle : une voix faible au débit rapide marque un état d’anxiété. Au contraire, maîtriser sa respiration, avoir le timbre clair et une bonne prononciation participent intimement à construire une image positive de vous-même. Prenez tout particulièrement soin de votre articulation : elle est très importante pour faciliter la clarté de votre message. C’est aider votre interlocuteur à se focaliser sur votre propos même.
Enfin, la communication passe aussi énormément par les expressions de votre visage : très explicites, elles traduisent votre état émotionnel de l’instant. Un sourire franc (et non pas hilare) ainsi que des yeux grands ouverts traduiront votre ouverture d’esprit et votre empathie. De même, tentez de maîtriser le rythme de vos mouvements : saccadés, rapides et omniprésents, ils auront tendance à distraire votre interlocuteur. Il est inutile de vouloir remplir l’espace de l’entretien avec des gestes parasites : concentrez-vous sur votre message avant tout.
La communication non verbale est donc un des enjeux de votre oral. Maîtriser son discours passe aussi par maîtriser son corps : prenez le temps durant votre échange, travaillez votre posture et votre voix, calmez votre respiration et votre énergie.

Grandes pistes pour vous aider dans cette voie, n’en perdez néanmoins pas votre individualité : restez vous-même, simplement plus clair et intelligible.

Et puis ne stressez pas trop, il faut simplement garder ces quelques conseils en tête : si vous croisez les bras quelques minutes ça ne décidera pas nécessairement de l’issue de l’oral ! Faites au mieux et lisez nos 5 conseils pour le jour-J.

Note : ces infographies sont extraites d’un long article sur la communication non-verbale que vous pouvez consulter ici.
TL.