Témoignages Parcours Civique

Le Parcours Civique

Depuis 2017, les étudiants du Collège Universitaire doivent effectuer un Parcours Civique, qui se déroule en plusieurs étapes, étalées sur les 3 années du Bachelor. En 1A, les étudiants font une « lettre d’engagement » dans laquelle ils expliquent leur projet, et réalisent un mois de stage durant les vacances d’été. En 2A, ils s’investissent pendant 70 heures auprès d’une association, tout au long de l’année scolaire. Enfin, lors de leur 3A, ils rédigent un rapport sur leur parcours en menant une réflexion au sujet des problématiques auxquelles ils ont été confrontés. 

Trois étudiantes partagent leurs expériences : 

Au moment de rédiger sa lettre d’engagement, Cosette, actuellement en 3A, ne savait pas vraiment quelle thématique l’intéressait. Elle a alors mentionné l’environnement aussi bien que les inégalités sociales. Ce sont finalement à ces dernières qu’elle s’est confrontée, d’abord lors de son stage d’été effectué dans une association à Rennes. Pendant un mois, elle a travaillé dans un « Fab Lab » participatif proposant des outils tels que des imprimantes 3D et spécialement dédié aux personnes en situations de handicap : « Les personnes viennent avec leur projet et l’objectif est de le réaliser ensemble ». Ses missions étaient variées, elle a accueilli les participants mais également travaillé pour la communication de l’association, fait des traductions d’articles et rédigé des conventions. L’année suivante, elle s’est engagée auprès de la Banque Alimentaire, à Reims, et a participé aux collectes et au tri des dons. A l’heure d’écrire son rapport, elle admet que ses deux expériences sont assez éloignées, mais elles constituent chacune une façon de lutter contre les inégalités. 

Ainhoa, également en 3A, avait choisi pour thème l’isolation. Elle a ainsi effectué son stage en Nouvelle-Calédonie, d’où elle est originaire, dans le domaine de l’aide aux femmes isolées. A la rentrée suivante, elle a intégré l’association Interagir dans le but d’agir contre l’isolation linguistique. Elle devait alors enseigner le français à une famille afghane, mais le projet s’est révélé parfois compliqué car la famille était souvent absente et les cours se sont faits assez rares. Elle garde cependant un bon souvenir de cette expérience : « J’étais contente d’être au contact de personnes qui ont besoin d’aide! J’ai trouvé ça assez impressionnant d’avoir des réfugiés en face de moi car jusqu’à présent la crise migratoire n’avait pas été vraiment concrète pour moi, venant des îles. 

Louise, quant à elle en 2A, a décidé de se consacrer à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Sa recherche de stage n’a pas été de tout repos, car les associations concernées n’ont souvent pas les moyens d’accueillir des stagiaires. Elle a cependant réussi à trouver une place dans un centre d’hébergement d’urgences pour femmes. Elle devait y faire de l’animation mais son stage tombait en plein ramadan et le centre était donc très calme en journée. Cette année, elle est engagée dans une association féministe. Elle regrette de ne plus être vraiment sur le terrain, mais elle apprécie ses nouvelles fonctions et le fait de réaliser quelque chose de concret. Elle conclue au sujet du Parcours Civique : « Je dirais que ça nous permet de nous rendre utile et de sortir du microcosme sciencespiste. Mais dans la thématique que j’ai choisie, ça peut parfois être assez lourd à porter !».

Le constat semble être le même pour ces trois étudiantes aux parcours divers : le Parcours Civique peut parfois être difficile à gérer, mais cela reste souvent une belle expérience.